Jeudi 30 juillet 2009

Nous étions, Anthony et moi, attablés chez moi, savourant la délicieuse blanquette de veau que j’avais soigneusement préparée un peu plus tôt dans l’après midi et un bon vin rouge apporté par mon ami. Il était presque vingt et une heures et Jack, l’oncle d’Anthony, n’était toujours pas là.

 

J’avais rencontré Anthony et Jack deux ans auparavant au cours d’une précédente enquête.

Journaliste débutant, j'écrivais alors mon premier article pour le Times concernant un meurtre sur lequel Jack, super intendant de Scotland Yard et son adjoint (également son neveu) enquêtaient. Notre complicité fut immédiate.

Jack et Anthony n’avaient qu’une légère différence d’âge mais étaient très différents l’un de l’autre, physiquement comme moralement et se complétaient à merveille.

 

Pour l’heure, j’émettais des suppositions sur le retard de Jack sans qu’Anthony ne semblât inquiet de son absence.

 

Soudain, la sonnette de ma porte d’entrée retentit. Je me levai pour aller répondre et me trouvai nez à nez avec Jack accompagné d’un gendarme. Un corps venait d’être découvert dans une ruelle de Londres et ils avaient besoin de l’aide d’Anthony pour commencer l’enquête.

Le cadavre était sûrement dans la pire des ruelles londoniennes, située dans un quartier malfamé et dangereux où se trouvent prostituées et autres personnes alors infréquentables en cette époque de seconde guerre mondiale. Cette ruelle est en fait une longue impasse. L’atmosphère y est si oppressante qu’à peine y a-t-on mis un pied, qu’on a l’impression de ne jamais plus pouvoir en sortir.

Seul un lampadaire clignotait perçant de temps en temps la célèbre brume de Londres. Les autres étaient en panne ou sûrement cassés pour permettre aux clients de ne pas se faire remarquer. Des deux côtés de l’impasse, des maisons insalubres aux volets clos et austères alourdissaient encore l’atmosphère. Cette ruelle me glaçait le sang rien que d’y penser.

Tout d’un coup, je sentis une odeur de pourriture planant dans l’air. Je pensais d’abord à l’odeur du mort mais celui-ci n’entrait pas encore en décomposition ; le meurtre était récent. Le médecin légiste le confirma d’ailleurs peu après.

L’odeur venait en fait des détritus au milieu desquels gisait le cadavre appuyé contre un mur. Celui-ci portait l’uniforme d’un soldat de la Grande Guerre...

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Mercredi 29 juillet 2009

On était le 14 août. La journée était belle, la mer brillait de mille feux comme tous les jours d'été.

Agatha Night une femme qui passait son temps à parier sa fortune dans toute la ville avait organisé une petite fête en l'honneur de ses trente-six ans.

Le soir venu toutes les personnes de la ville étaient là pour fêter cet événement et donner à cette personne joie et bonne humeur. Agatha était loin de se douter qu'elles étaient en surnombre et qu'une partie de ces personnes la détestaient. Elles n'étaient là que pour s'empiffrer de bons plats. En effet sa grande fortune suscitait des jalousies chez bon nombre d'entre elles.

La salle était immense, très décorée et était noire de monde. Tous les convives s'amusaient, certains dansaient, d'autres discutaient.

Une fois l'heure des discours venue, les premières personnes à monter sur scène étaient les amis d'Agatha. Ils ont fait un très beau discours pour lui souhaiter bon anniversaire.

Ses ennemis, quant à eux, ne faisaient que la critiquer ouvertement et à haute voix pour se faire entendre. Forcément, cela a provoqué une querelle entre les « pour » et les « contre ». Personne ne voulant se calmer, les gardes du corps n'eurent pas d'autres solutions que de mettre Agatha en lieu sûr. A partir de là, la soirée fut terminée et tous les invités s'en allèrent.

 

Le lendemain les femmes de chambres découvrirent le corps inanimé d'Agatha dans sa chambre. Elles alertèrent aussitôt la police...

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Mardi 28 juillet 2009

                   Un soir d'hiver, le 3 février 1942, M. Tort sort de chez lui sur la pointe des pieds afin de ne pas déranger sa femme Marie et ses deux enfants, dormant dans leur chambre.

                   Ce soir-là, il faisait froid et il tombait quelques gouttes. M. tort alluma son cigare avec peine. La fumée jaillissante de celui-ci faisait comme des fantômes dans la nuit. Il était soucieux et tournait en rond pendant qu'il le fumait, sur le pied de la porte. M. tort était un homme de trente-deux ans, ni trop grand, ni trop petit. Il vivait avec sa femme et ses deux enfants, Claude et Jean, rue de l'abbaye à Nantes. C'était un homme gentil et souriant à la peau très pâle. Le 3 décembre 1934, il avait eu un accident de voiture et depuis ce jour, il boitait. Il avait une longue cicatrice sur la main très voyante, même la nuit. Ce n'était pas quelqu'un de très riche avec son salaire de garde-chasse.

Le cigare terminé, il attacha son manteau pour ne pas avoir froid et réajusta son écharpe. Il était inquiet. Il fit deux pas en avant puis regarda sa maison quelques secondes. Allait-il y aller?... Il n'en avait pas le choix. Il traversa l'avenue avec hésitation puis au fur et à mesure qu'il avançait, il avait du mal à revenir en arrière. Maintenant c'était trop tard, il ne ferait plus demi-tour, il était piégé comme une abeille entrant dans une bouteille, attirée par le miel et ne pouvant plus en sortir. C'était exactement ça, c'était l'abeille...

Il avait dû maintenant faire cent pas, traversé des avenues sans même s'en rendre compte. Il pensait à sa famille qui lui en voudrait toute sa vie si elle s'en apercevait. Il savait que maintenant, il ne pouvait plus revenir en arrière. Dans la rue, il n'y avait personne, pas un bruit sauf un chat qui dormait devant une maison. La peur montait en lui petit à petit et commença à l'envahir...

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Lundi 27 juillet 2009

         Nous étions le 20 Décembre 1915, dans les tranchées anglaises près de la côte 305.

                   La journée était bien calme par rapport aux autres journées où de nombreux obus martelaient nos positions ainsi que les tirs des fusils-mitrailleurs.

Je regardais ma montre et il était 6h30 du matin. Je voyais le capitaine Miller qui attendait le compte-rendu du lieutenant George.

Je vis une sentinelle rentrer qui allait sans doute le chercher. Puis je vis le garde courir à toute allure dans la tranchée et pénétrer dans le bunker de commandement.

Un instant plus tard le capitaine Miller m'ordonna de le suivre. Je le suivis jusqu'à la chambre du lieutenant George. En entrant dans la chambre je ne vis que son corps allongé par terre et un impact de balle à l'arrière de son crâne...

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Dimanche 26 juillet 2009

Il monta les escaliers de l'immeuble de Carole, frappa à la porte et vit que celle-ci était ouverte. Marc l'amant de Carole découvrit son corps. Il essaya de la réanimer mais rien à faire. Elle était bien morte.

Oui, il se souvenait de cette lettre qu'il lui avait envoyée quelques semaines auparavant.

Cette lettre disait qu'il allait venir la voir aujourd'hui, le vendredi seize janvier. Il était venu exprès pour elle, il avait assez attendu pour partir, attendu son papier bleu qui annonçait sa permission.

 

Il se décida enfin à appeler la police. Dix minutes plus tard, une inspectrice débarqua ainsi que toute son équipe. Le médecin légiste se pencha sur la victime et dit:

«C'est sûr, elle est morte étranglée. Il ne reste plus qu'à trouver l'objet du délit.».

Soudain, son mari apparut épouvanté devant cette scène, ne sachant que dire, il regarda Marc et lui demanda:

« Que faites vous ici ? » d'un air arrogant.

Marc ne sachant que dire répondit :

« Euh... Je suis un ami d'un de vos voisins. J'allais prendre les escaliers , mais j'ai vu la porte ouverte alors je suis rentré et j'ai appelé pour voir si tout allait bien, et c'est là que je l'ai découverte.»

Marc avait une boule dans la gorge à ce moment-là. Il était bouleversé quand l'inspectrice lui demanda de bien vouloir la suivre.

Il le fit sans discuter.

L'inspectrice l'emmena dans la salle d'interrogatoire et l'invita à s'asseoir :

-Que faisiez-vous chez la victime ? demanda-elle.

-Je vous l'ai déjà dit quand nous étions à l'appartement. Je suis venu voir un ami qui habite dans l'immeuble ! s'exclama t-il.

-C'est drôle, nous avons demandé aux voisins de l'immeuble et aucun ne vous connaît. »...

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