Et pour terminer cette série de l'été, voici le début de la très bonne nouvelle de Mathilde Daydé : SOUVENIRS DE GUERRE

Publié le par H. Lachambre

Nous étions, Anthony et moi, attablés chez moi, savourant la délicieuse blanquette de veau que j’avais soigneusement préparée un peu plus tôt dans l’après midi et un bon vin rouge apporté par mon ami. Il était presque vingt et une heures et Jack, l’oncle d’Anthony, n’était toujours pas là.

 

J’avais rencontré Anthony et Jack deux ans auparavant au cours d’une précédente enquête.

Journaliste débutant, j'écrivais alors mon premier article pour le Times concernant un meurtre sur lequel Jack, super intendant de Scotland Yard et son adjoint (également son neveu) enquêtaient. Notre complicité fut immédiate.

Jack et Anthony n’avaient qu’une légère différence d’âge mais étaient très différents l’un de l’autre, physiquement comme moralement et se complétaient à merveille.

 

Pour l’heure, j’émettais des suppositions sur le retard de Jack sans qu’Anthony ne semblât inquiet de son absence.

 

Soudain, la sonnette de ma porte d’entrée retentit. Je me levai pour aller répondre et me trouvai nez à nez avec Jack accompagné d’un gendarme. Un corps venait d’être découvert dans une ruelle de Londres et ils avaient besoin de l’aide d’Anthony pour commencer l’enquête.

Le cadavre était sûrement dans la pire des ruelles londoniennes, située dans un quartier malfamé et dangereux où se trouvent prostituées et autres personnes alors infréquentables en cette époque de seconde guerre mondiale. Cette ruelle est en fait une longue impasse. L’atmosphère y est si oppressante qu’à peine y a-t-on mis un pied, qu’on a l’impression de ne jamais plus pouvoir en sortir.

Seul un lampadaire clignotait perçant de temps en temps la célèbre brume de Londres. Les autres étaient en panne ou sûrement cassés pour permettre aux clients de ne pas se faire remarquer. Des deux côtés de l’impasse, des maisons insalubres aux volets clos et austères alourdissaient encore l’atmosphère. Cette ruelle me glaçait le sang rien que d’y penser.

Tout d’un coup, je sentis une odeur de pourriture planant dans l’air. Je pensais d’abord à l’odeur du mort mais celui-ci n’entrait pas encore en décomposition ; le meurtre était récent. Le médecin légiste le confirma d’ailleurs peu après.

L’odeur venait en fait des détritus au milieu desquels gisait le cadavre appuyé contre un mur. Celui-ci portait l’uniforme d’un soldat de la Grande Guerre...

Vous pourrez lire la suite dans Des Codes et Des Crimes, disponible :
au collège Joseph-Anglade à partir du 1er Septembre 2009
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Publié dans Nouvelles

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