Le Testament d’Eliot Williams de Manon Giro
Fanny Williams se trouvait dans une salle de classe. Au tableau, la date était écrite à la craie : lundi 28 janvier 1932. Le reste avait été effacé. Les deux rangées de pupitres dégageaient une atmosphère étrange et inquiétante dans le noir. Les fenêtres, fermées sauf une près de Mme Williams, étaient très grandes mais aucune clarté n’entrait dans la pièce. Il devait être aux alentours de 21 heures, Mme Williams errait toujours dans cette salle, elle semblait attendre quelqu’un. Vers 21 h 30, elle s’assit au bureau du professeur, sortit une lettre de sa poche et la lut plusieurs fois. Elle ne lui était pas adressée à elle, mais à son mari, Eliot Williams. Sur le coup de 22 heures, elle se leva et se dirigea vers la sortie mais un homme l’attendait, une arme à la main. Elle s’arrêta net.
Il lui enfonça brusquement un ouvre lettres dans la poitrine et partit rapidement. Le lendemain, la femme de ménage découvrit la dépouille de Mme Williams et appela la police. Le premier sur les lieux fut l’inspecteur John Arbelli, connu pour avoir résolu les affaires les plus énigmatiques. C’était un jeune homme de trente ans, hirsute, avec un visage d’enfant. Son coéquipier, François Anton, avait plus d’expérience que lui mais n’arrivait jamais à résoudre une affaire sans que John ne lui donne quelques indices supplémentaires.
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