La Clef allemande de Charly Maeder
Chapitre I
Le cambriolage
Un soir d’été où la nuit était sombre, le Premier Ministre allemand écrivait ses mémoires dans le bureau de sa sublime demeure située à une vingtaine de kilomètres de Berlin. Il racontait les événements qui s’étaient déroulés dans cette journée, en particulier la conquête de la Tchécoslovaquie par Hitler. Vers minuit, il termina et alla se coucher. Tout à coup il vit, terrifié, que son lit était défait, que sa chambre était devenue un capharnaüm et que la fenêtre était grande ouverte. Anxieux, le Premier Ministre regarda vite si l’objet qu’il soupçonnait volé était toujours là : la clef du coffre-fort de l’armée allemande qui contenait un secret très important. Il prit son échelle derrière la porte et l’utilisa pour ouvrir la trappe qui se situait au plafond. Il monta au grenier et se précipita vers le tiroir où se trouvait la clef. Il vit avec stupeur qu’elle lui avait été volée. Choqué de cette lourde disparition, il descendit l’échelle, passa le couloir menant jusqu’à l’escalier pour aller au salon téléphoner à la polizeit, la police allemande. Mais en voulant utiliser le téléphone, il constata que la ligne avait été coupée. Angoissé, il partit en courant dans le garage pour prendre sa voiture. En voulant démarrer, il vit qu’il ne restait plus une goutte de carburant dans le réservoir. Pris au piège chez lui, le Premier Ministre se réfugia dans son bureau, armé de son fusil et attendit, effrayé, jusqu’à l’aube.
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