Un passé révélateur de Tessa Gailhac
C’est un samedi soir comme les autres, nous sommes sous le mandat de Raymond Poincaré et la sirène du couvre feu a sonné. Paris est calme et je rentre chez moi après une longue semaine de travail.
Ah ! Enfin chez moi ! Quelle journée ! Je vais d’abord poser mon pistolet et mon insigne avant de boire un bon café devant la cheminée et écouter de la musique de Henri Allibert « Jazz Band partout ». Au moment où je mets en marche le tourne-disque, je passe un rapide coup d’œil par la fenêtre et je vois, dans l’appartement d’en face, une femme qui pleure. Vite, je reprends mes affaires et je cours dans l’immeuble qui se trouve devant chez moi. Je passe devant la loge du concierge. Un homme me bouscule, je continue et j’entends une femme qui crie. En sautant les marches deux par deux, j’arrive à l’appartement et je découvre un homme allongé dans une flaque de sang. Tout l’appartement est couvert de rouge, les rideaux, les fauteuils, les murs. La femme porte une robe blanche couverte de tâches.
Si vous avez aimé le début de cette nouvelle, vous pourrez lire la suite dans le recueil de nouvelles...